Tutorial : tatoos power (fr / en version)

FRENCH VERSION

Réaliser des freehands est un travail de longue haleine qui nécessite surtout d’avoir une bonne respiration (hohoho). Il est vrai que la plupart du temps, il faut se mettre en apnée.

Mon Maori ayant fait l’objet de nombreuses questions, c’est pour moi l’occasion de vous expliquer comment j’ai réalisé les tatouages. Le maître mot sera : la patience. J’ai passé plus de 6h à dessiner les tatouages, leur donner de la couleur, et sûrement 2 – 3 autres pour les intégrer dans la peau et les affiner.

Allez, place à un peu de lecture. Après avoir rassemblé une tonne de dessins et de photos dont je me suis inspiré, j’ai commencé par une couche de Codex Grey. Ce gris neutre m’offre une teinte parfaite pour une 1e couche : qui dit couleur neutre, dit qu’elle n’altérera pas la couleur suivante, ni sa luminosité. Qui dit couleur neutre, dit que l’on pourra corriger plus facilement les zones sur lesquelles on a dépassé.

Buste Maori Pegaso Models

Step 1

La seconde étape consiste à repasser entièrement le freehand avec la couleur choisie. Ici, du bleu foncé, qui a l’avantage de bien contraster avec la couleur de peau. Le travail nécessite plus de précision puisque le jeu consiste à ne pas dépasser au-delà des traits gris précédemment tracés. Cette étape demande énormément de patience. Certains traits ont été faits et refaits d’autant que le réservoir de mon pinceau était très peu rempli et séchait donc rapidement.

Buste Maori Pegaso Models

Step 2

Les étapes suivantes consistent à ombrer et éclaircir les tatouages dans la continuité de celle de la peau de manière à ce qu’ils semblent incrustés. Il est recommandé d’utiliser les mêmes couleurs d’éclaircissement et d’ombrage que celles utilisées pour la peau, ici, du marron et une couleur chair claire. Le rendu sera d’autant plus réaliste !

Enfin, j’ai appliqué un glacis d’une couleur marron rouge pour adoucir le contraste et fondre le tatouage à l’ambiance générale de la fig.

tevaa_maori_warrior_face_2

Liste des couleurs utilisées : Codex Grey (ancienne gamme Citadel), Necron Abyss (ancienne gamme Citadel), Black, Burnt Cadmium Red (Vallejo – Model Color), Flat Brown (Vallejo – Model Color), Cavalry Brown (Vallejo – Model Color), Elf Flesh (ancienne gamme Citadel).

En espérant que la lecture de ce rapide tuto vous ait plu. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires. Je vous dis à très vite pour un nouvel article !

Pigment Miniatures


 

ENGLISH VERSION

To draw freehands is a hard and slow work which involves a good breathing.

This article will explain how I paint tatoos. The master word will be : patience. I spent more than 6h to draw tatoos, then color them, and maybe 2 – 3 more hours to blend them with the skin.

Ok, now some reading. I start by gathering an amount of pictures and drawings to inspire me. I wanted to be as true as possible. I draw the first layer with Codex Grey. This neutral grey is perfect for a first step : who says neutral color, says that it will not distort the color of the next layer, nor its light. Who says neutral color also says that you can fix easily any mistakes as going outside the « lines ». Using grey allows you to draw and re draw to go until a good draft. Now, the only limit is your imagination (or your documention haha).

Buste Maori Pegaso Models

Step 1

The second step’s goal is to cover the first layer (your freehand) with the color you want. Most of the time we use a deep dark blue for tatoo. And this is what I choose here. The main advantage of a blue color is to contrast well with the skin color, mostly composed of warm colors. At this step, you have to be as precise as possible and very patient. Some of the lines have been done and re done many times.

Buste Maori Pegaso Models

Step 2

For me, this is the funiest step of a freehand. Your draw is well done but seems a bit lifeless. You have to hilight and shadow the tatoo, to embed it in the skin. To do so, I use the same hilight’s color and shadow’s color as the one used to shadow and to highlight the skin. Here, some brown and light skin. The finish will be this much realistic !

At the end of the process, I blend the tatoo with a redish brown to soften the contrast and increase the realism.

tevaa_maori_warrior_face_2

Colors used : Codex Grey (old Citadel), Necron Abyss (old Citadel), Black, Burnt Cadmium Red (Vallejo – Model Color), Flat Brown (Vallejo – Model Color), Cavalry Brown (Vallejo – Model Color), Elf Flesh (old Citadel).

I hope you enjoy the reading of this quick tutorial. If you have any question, feel free to ask them in the comments below. See you soon for a new article !

Pigment Miniatures

5 Comments

  1. J’avoue qu’il y a des petits trucs très malinos. Genre le codex grey comme base c’est bien vu. Utiliser les mêmes couleurs pour les ombres/lumières sur la peau et les tatoos, j’aurais peut-être pas été jusque là d’instinct (genre les utiliser en partie certes mais pas que) et finalement c’était visiblement ce qu’il fallait faire vu que, pour l’avoir vu en vrai pleins de fois, il est vmt très très très bien et réaliste.

  2. Il est top ce tuto! Merci!
    Pour être une fervente adepte du free-hand, je dois admettre que le gris est un très bon départ pour un motif de base! Perso, j’utilise en général un jus de la couleur finale de mon free-hand pour le tracer, comme ça je le travaille en transparence, et il s’intègre de lui même dans le support 😉

    • Hello jeune PadawAnn,
      Effectivement c’est une bonne technique ! Partir d’une couleur intermédiaire de ton freehand peut également être une solution. Même s’il y a moins de transparence avec la méthode que j’ai utilisé, elle m’a permis d’être plus précis ! Enfin dans tous les cas le freehand n’est pas une mince affaire 😀

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