Psyker Dark Angel : recette de l’esprit Games Day.

Cher(e)s ami(e)s figurinistes,

Beaucoup parlent de « l’esprit Games Day », mais le comprendre n’est pas une mince affaire. C’est pourquoi j’ai décidé de vous faire part d’une rapide recette aromatisée à la sauce GDéique afin de vous éclairer. L’histoire est tirée d’une histoire vraie…

Asseyez vous, prenez un café, et réfléchissez à la figurine ou à la scène de vos rêves. Flânez sur CoolMiniOrNot, sur le site de Games Workshop et sur les différents forums, bref, discutez avec vos confrères peintres. Maintenant, parmi tout ce que vous avez trouvé, ne retenez qu’une seule et unique idée (même si plein d’autres vous démangent).

Cette idée sera, quoiqu’il arrive, la mauvaise. Pour des raisons purement logistique. Vous serez forcément en retard alors ne vous attendez pas à poser votre pinceau dessus. Cependant, assurez vous d’aller en magasin pour vous la / les procurer, parce que dépenser de l’argent, c’est bien mais quand c’est fait inutilement c’est mieux.

C’est ainsi que vous vous retrouvez une semaine après que l’idée ait germée avec vos figurines (ici un duel). Vous laissez mariner vos neurones en admirant vos bouts de plastoc’s… 1 semaine… 2 semaines… Enfin le temps qu’il faut pour vous mettre au boulot !

3 semaines avant l’événement, vous entamez la conversion, même si flâner c’est mieux. En général, vous commencez par la figurine qui vous plait le plus, le juggernaught. Vous le coupez, le collez, le contre-percez, le laissez tomber… Vous vous munissez ensuite du Blood Angel qui va si bien avec. Vous le coupez, le collez, le contre-perces, le laissez tomber… A cette étape, vous êtes content de vous. Il vous reste 2 semaines et demi, vous êtes large niveau timing. Alors vous en parlez autour de vous, vous vous vantez presque. C’est là qu’intervient l’ingrédient secret, les amis figurinistes, ceux qui ont tendance à vous décourager pour vous prendre les trophées. Non plus sérieusement, ceux qui vous font prendre conscience qu’en réalité vous n’aurez jamais le temps d’aller jusqu’au bout.

À ce stade, vous en êtes ici :

Maintenant, vous pleurez un coup, deux coups… Et vous posez votre scénette sur le côté de votre atelier. Il est l’heure de réfléchir à nouveau. Pour faciliter le bouillon, tourner en rond dans votre chambre, fouillez parmi dans les 5 000 boîtes qui contiennent de quoi satisfaire toute une vie de peinture. C’est alors le moment de choisir une seule figurine, la figurine de vos rêves (bon d’accord c’est redondant avec la première partie), la figurine la plus simple et la plus rapide à préparer, celle qui ne nécessitera aucune conversion mais qui subira malgré tout une conversion (là est tout le paradoxe du peintre, une sorte de schizophrénie artistique). J’ai nommé le psyker Dark Angel de la dernière boîte de base Vengeance Noire.

Vous y mettez tout votre coeur, cette fois-ci c’est la bonne. Imaginez qu’il s’agit d’une fille… Hum, je m’égare. Prenez votre courage à deux mains, lancez-vous (n’y voyez aucune métaphore vaseuse…). Prenez un x-acto, une épée de Blood Angel, des trombones, de la Patafixe et go go go c’est partie pour 2 semaines de folie. Il est temps de prendre vos pinceaux, de partir dans des délires créatifs et de s’imaginer votre future figurine déjà terminée (et d’avoir toujours conscience que le résultat sera toujours différent de ce que l’on souhaite faire). Peignez du vert, du gris, du rouge, du noir, du turquoise, utilisez vos pots légendaires (ooooh Scaly Green que je t’aime), vos couleurs préférées (oooh Blue Green Model Color que je t’aime), du beige, du vert, du marron. Utilisez lavis, glacis et toutes les techniques nécessaires de ninja de la peinture.

À ce stade, vous en êtes là :

Maintenant vous déprimez, il ne vous reste plus que trois jours pour finaliser votre figurine. Vous savez pertinemment que les 3 petites nuits qu’il vous reste seront inexistantes, que le bleu sous vos yeux ne sera jamais plus aussi intense (excepté la veille du prochain GD). Alors vous vous boostez, vous buvez du café (pour ne pas faire de pub à ces satanées marques de boissons énergisantes !) et vous vous lancez de nouveau dans la gueule du lion. Vous peignez, vous peignez et repeignez… Et la veille du grand jour arrive. Dans un élan de folie, vous retrouvez les autres figurinistes dans un bar. Mais vous êtes raisonnable, alors vous rentrez le soir et peignez de nouveau. La nuit. Toute la nuit. Jusqu’au petit matin où vous vous apercevez que vous vous êtes endormi, qu’il est 8h et qu’il est temps de faire le socle. Alors au boulot, vous y êtes presque, vous pouvez le faire, vous allez le faire !

Vous l’avez fait !!!

Rendez-vous pour le GD 2013 !

Je remercie Mister Myrddin, confrère figuriniste, pour m’avoir inspiré cet article et mis en figouz de la semaine sur son blog !

Lafaf75

4 Comments

  1. J’ai jamais fait de concours de peinture, encore moins de si gros, mais grace a toi, je touche du doigt (ne vas pas prendre cela pour un non dit) ce que peux ressentir un figuriniste alors que l’echeance approche… Ca donne envie !

  2. Un article rondement mené, et on comprend bien l’envie, la déception et la réalité d’un concours de peinture, on peut dire que le GD a encore ça pour lui : la pression !!!

  3. Pingback : L’inspiration au travail : besoin de conseils ! « Lafaf75 : Le Frenchi Acharné de Figurines

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